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Réserve Citoyenne

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Réserve Citoyenne du Gouverneur Militaire de Paris


2s. 2 décembre : "Voilà un brave !".

Publié par Réserve Citoyenne Armée de Terre IDF sur 27 Novembre 2018, 21:46pm

Catégories : #Organisation

"La bataille d'Austerlitz", par le baron Gérard (1770-1837).

"La bataille d'Austerlitz", par le baron Gérard (1770-1837).

La bataille.

Chef-d’œuvre de stratégie militaire, la bataille d’Austerlitz, dite aussi « des Trois empereurs » (Napoléon, Alexandre Ier de Russie et François II d’Autriche), demeure la plus célèbre des victoires napoléoniennes.

Craignant un débarquement sur ses côtes alors que la Grande Armée était réunie à Boulogne, l’Angleterre parvint à former sur le continent une nouvelle coalition contre la France (la troisième depuis 1792). L’armée française accourut en Bavière, en quelques semaines, encercla à Ulm les troupes autrichiennes qui capitulèrent le 20 octobre 1805 et écrasa les Russes de Koutouzov à Austerlitz le 2 décembre, jour du premier anniversaire du sacre de Napoléon. Par un froid glacial, le soleil s’étant levé (le fameux soleil d’Austerlitz dans lequel on vit un signe du destin divin de l’Empereur), les troupes ennemies attaquèrent les Français sur le plateau de Pratzen avant d’être repoussées comme prévu dans les étangs gelés de Satschan où elles se noyèrent. Austerlitz fut un désastre pour les Austro-Russes qui n’eurent plus qu’à traiter.

Au soir de la bataille l’Empereur prit la parole et indiqua : « Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France ; là, vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire, “J'étais à la bataille d'Austerlitz”, pour que l'on réponde, “Voilà un brave ».

 

La tradition.

C’est lors de la bataille d’Austerlitz (2 décembre 1805) que tomba le premier Saint-Cyrien, issu de cette école créée par Napoléon. Depuis, dix mille de nos grands Anciens ont donné leur vie pour la grandeur de la France.

La tradition de fêter le 2 S remonte au Second Empire : les élèves avaient alors l’habitude de se livrer dans les dortoirs de l’Ecole à des grandes batailles de traversins et de matelas. Il devint habituel de fêter de cette façon l’anniversaire de la bataille d’Austerlitz la veille du 2 décembre.

 

Un calendrier.

De plus, les Saint-Cyriens emploient un calendrier qui leur est propre. Chaque mois de l’année scolaire, depuis 1805 (décidé comme l’an 0), est désigné par une des lettres du nom AUSTERLITZ. La lettre “A” désigne le mois d’octobre et ainsi de suite jusqu’en juillet, désigné par la lettre “Z”. Les mois d’août et de septembre étant des mois de permission, ne sont pas comptés. Le mois de décembre est alors désigné par la lettre “S”,  le 2 décembre devient donc le “2 S” selon le calendrier Saint-Cyrien.

Le jour même du 2S, les élèves confectionnaient les habits pour la “ nuit d’Austerlitz ” qui recréait la célèbre veillée aux flambeaux de l’Empereur au milieu des bivouacs, le soir qui précéda la bataille. L’anniversaire s’achevait ainsi par une procession illuminée dans la Cour Wagram, sur l’air de la Galette entonnée par Jeunes et Anciens.

Du Marchfed, la reconstitution a été transférée sur un coteau de Coëtquidan, de topographie assez voisine du plateau de Pratzen, sommet d’un labyrinthe de vallons et de collines : les cercles enchantés de Brocéliande transformés en cercles de feu... Les canons tonnent, les fusils pétaradent, les sabres des cavaliers qui chargent reflètent les éclairs du soleil... d’Austerlitz, car la fin de l’automne est souvent dorée sous le ciel breton, et rarement y sont glacés, comme les lacs de Gildbach, les marécages de ce secteur où, pendant une heure, évoluent les fantassins aux longues et incommodes tuniques à parements rouges, qui, depuis le matin, bivouaquent sur la lande près de villages de tentes autours desquels caracolent les maréchaux !

 

Bien entendu, ce « 2s » n’est pas à confondre avec le « 2s » des généraux, à savoir la 2e Section.

 

Les généraux 2s.

Les officiers généraux sont répartis en 2 sections :

  • la 1re section comprend les officiers généraux en activité, en position de détachement, en non-activité et hors cadres ;
  • la 2e section comprend les officiers généraux qui, n'appartenant pas à la 1re section, sont maintenus à la disposition du ministre des Armées; lorsqu'ils sont employés pour les nécessités de l'encadrement, ces officiers généraux sont replacés en 1re section pour une durée déterminée dans les conditions et selon les modalités fixées par décret en Conseil d'État ; les officiers généraux placés en 2e section perçoivent une solde de réserve, dont le montant est équivalent à celui de la pension de retraite mais qui est fiscalement considérée comme un revenu d'activité.

 

 

Sources :

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