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Réserve Citoyenne

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Réserve Citoyenne du Gouverneur Militaire de Paris


Grades et appellations dans l'armée de Terre : les officiers.

Publié par Réserve Citoyenne Armée de Terre IDF sur 9 Avril 2019, 09:55am

Catégories : #Organisation

Un officier du 2e BIC et son opérateur radio lors d'une opération en Kabylie dans le secteur de Tigzirt.

Un officier du 2e BIC et son opérateur radio lors d'une opération en Kabylie dans le secteur de Tigzirt.

Ce terme tire son origine des charges et offices délivrés par le chef de l'Etat à des chefs militaires et qui en ont la propriété (loi sur l'état d'officier du 19 mai 1834).

Avec l'adoption du service militaire obligatoire, le rôle des officiers a évolué vers plus de complexité. Autrefois, instructeur chevronné, entraîné à la vie en campagne et garant des traditions régimentaires, l'officier agit par l'exemple et s'assure du respect des traditions transmises aux hommes du rang. Avec le raccourcissement du service militaire, l'élévation du niveau d'instruction moyen de la population et l'évolution de la société en général, l'officier est tenu à des interventions qui s'exercent au quotidien, à donner l'impulsion dans l'exécution des tâches, à former aux méthodes militaires, à aguerrir et préparer au combat dans un cours laps de temps et à éviter les heurs entre les hommes d'horizons de plus en plus variés et réunis au sein des formations dont il a le commandement ou la charge. Tout ceci a conduit l'officier à développer de multiples compétences, à être à la fois chef, instructeur et éducateur.

Les officiers subalternes comptent, l'aspirant, le sous-lieutenant, le lieutenant et le capitaine.

 

  • Aspirant :

La hiérarchie militaire générale comporte, à la charnière du corps des sous-officiers et des officier, le grade d'aspirant. Terme évocateur qui désigne, à l'origine, un sous-officier qui aspire à entrer dans le corps des officiers. Il est apparu, vraisemblablement, vers le milieu du XVIIIe siècle au profit des candidats aux écoles d'artillerie. Il devient officiel en 1910 pour les élèves officiers ayant accompli un an de formation puis est supprimé en 1919. Il désigne tour à tour des réservistes tenant un emploi de sergent-chef, puis d'adjudant ou d'adjudant-chef. Depuis 1973 des dispositions du statut des officiers sont applicables aux aspirants. Les conditions d'accès à ce grade et les prérogatives et avantages qui lui sont attachés sont fixées par décret en Conseil d'Etat. Il est précisé également quelles dispositions, du statut général des militaires, relatives aux officiers et aux sous-officiers, lui sont applicables. L'aspirant porte un unique galon aux couleurs de son arme coupé en trois par deux liserés noirs.

 

  • Sous-lieutenant :

Ce grade apparaît dès 1669. Employés dans les unités constitutives des régiments, les sous-lieutenants sont chargés des détails du service et de l'instruction. Le sous-lieutenant porte un galon simple aux couleurs de son arme.

 

  • Lieutenant :

Formé des mots tenant et lieu, c'est à dire remplaçant, il est d'abord un terme administratif ; il devient un grade vers 1540. Il désigne donc celui qui est appelé à remplacer son chef immédiat. Associé à d'autres grades, il a donné au travers de l'histoire diverses appellations dont certaines subsistent aujourd'hui. Ainsi, ont existé les grades de lieutenant-général, aujourd'hui disparu, de lieutenant-colonel qui reste en usage ou encore de lieutenant-capitaine, dont le seul lieutenant perdure. Le lieutenant se distingue par deux galons d'or ou d'argent selon son arme d'appartenance.

 

  • Capitaine :

Emprunté au bas latin "capitaneous" dérivé de "caput", la tête, ce terme apparaît au moyen âge dans son sens militaire en désignant celui qui est à la tête, qui commande. Son sens était bien plus étendu qu'aujourd'hui, dans la mesure où il désignait un chef de gens de guerre. La qualité de capitaine a longtemps été celle par excellence dont ont paraît les meilleurs, comme le langage actuel en témoigne encore avec l'usage des appellations de grands capitaines et de capitaines d'industrie... Lorsque Charles VII réorganise les milices françaises, par la création de quinze compagnies d'ordonnance, il donne le titre de capitaine à ceux qui les commandent. Puis il est étendu à tous les commandements particuliers, sous Louis XII on parle même du capitaine M..., lieutenant de la compagnie du Capitaine P... Le capitaine est par excellence celui qui commande une compagnie, un escadron ou une batterie, c'est à dire une centaine d'hommes. Le capitaine porte trois galons.

 

 

Sources :

  • Armée de Terre – 2011.
  • Crédit photographique : ECPAD.

 

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