Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réserve Citoyenne du Gouverneur militaire de Paris

Réserve Citoyenne du Gouverneur militaire de Paris

La RC du Gouverneur sur les réseaux sociaux : Facebook - https://www.facebook.com/reservecitoyennedugmp - Instagram : https://www.instagram.com/reservistes.terre.gmp/ - LinkedIn : réserve citoyenne du gouverneur militaire de paris - Responsable de la rédaction : RCDS Frederic RIGNAULT.


Koenig et la Libération de Paris – Partie 2

Publié par Réserve Citoyenne Armée de Terre IDF sur 21 Décembre 2025, 08:55am

Catégories : #Mémoire

A partir du 23 août 1944, les Parisiens érigent 500 barricades dans toute la ville.

A partir du 23 août 1944, les Parisiens érigent 500 barricades dans toute la ville.

Le déclenchement de l’insurrection parisienne

Le débarquement monopolise toutes les attentions à Paris où la situation s’est largement dégradée. Il n’y plus d’essence et la population a beaucoup de mal à se ravitailler. Il faut survivre. Cette situation explique largement les règlements de compte qui auront lieu avec les acteurs du marché noir au sortir de la guerre. L’approche du 14 juillet ne fait qu’exacerber l’esprit de revanche. Les Parisiens acceptent mal de vivre une nouvelle fête nationale sous le joug allemand. André Tollet (responsable de la CGT parisienne, entrée dans la clandestinité) et le comte Jean de Vogüé (chef du mouvement Ceux de la Résistance), et les membres du Comité parisien de Libération chargé depuis 1943 de coordonner les organisations de la Résistance prennent les choses en main et diffusent en masse des tracts appelant à l’insurrection. Le mouvement est lancé et dans les quartiers populaires et sur les Champs-Élysées les Parisiens défilent et entonnent la Marseillaise. Craignant de provoquer un bain de sang, les Allemands laissent faire et la police aux ordres de Vichy est peu présente. Nommé le 1er juin 1944 chef de la section francilienne des Forces française libres (FFI), le colonel Henri Tanguy, dit Rol-Tanguy, pense que le temps est venu de reprendre la capitale aux Allemands. Son enthousiasme est tempéré par Chaban-Delmas (Jacques Delmas), jeune général de 28 ans jouant l’intermédiaire entre les résistants de Paris et les forces armées du débarquement, qui préfère attendre l’arrivée de De Gaulle de peur que les communistes prennent le pouvoir.

Chaban-Delmas quitte Paris pour Saint-Lô. Il faut coûte que coûte alerter de Gaulle de la situation explosive et forcer les Alliés à accepter un intervention française. Le retour vers la capitale est aussi rapide, quitte à faire quelques étapes à vélo ! Chaban-Delmas est de retour le 16 août. Dans l’est parisien, des FFI tombent dans un piège et sont massacrés par les Allemands dans la nuit. Les corps sont retrouvés le lendemain avenue Foch et à la cascade du Bois de Boulogne. Concours de circonstances, la police de Paris change de camp et ne s’oppose plus à la Résistance. De même, le 17 août, Paris est alors en état d’insurrection et plus aucun services de l’État n’est assuré. Ce même jour, la SS se venge et fait partir un dernier convoi de Drancy. Le consul général de Suède, Nordling tente une médiation avec le général von Choltitz espérant que les prisonniers soient libérés.

 

La Libération de Paris

Le général Koenig demande un délai supplémentaire, le temps pour de Gaulle d’arriver à Paris. Le 18 août, la situation n’est plus contrôlée et Rol-Tanguy décide de prendre le commandement des opérations. Depuis un abri souterrain (près de la place de Denfert-Rochereau), au nom des FFI, il appelle à l’insurrection générale. La bataille de Paris est lancée. Pierre Koenig prévient de Gaulle et l’incite à venir à Paris le plus rapidement possible s’il ne veut pas que les communistes prennent le pouvoir. Dans la soirée du 19 août, face aux événements, le général Bradley cède à la pression et autorise le général Leclerc à prendre la direction de la capitale avec sa division.

Le 19 août, la mobilisation générale est placardée dans Paris. Le matin, plus de 2000 policiers parisiens en civil, passés à la Résistance, prennent possession sans violence de la préfecture de Paris. Rol-Tanguy distribue des brassards FFI et fait hisser les couleurs tricolores sur l’édifice. Le général von Choltitz ne réagit pas préférant préserver sa faible garnison (6000 hommes sur Paris et 11000 dans la banlieue) pour sécuriser les lieux importants et couvrir les axes en cas de fuite de ses troupes. Nommé quinze jours auparavant, il a commandé le 84e corps d’armée durant la bataille de Normandie. Von Choltitz reçoit l’ordre de Berlin de défendre la capitale, mais conscient de la situation, il organise une faible offensive et fait tirer sur la préfecture avec ses chars. La situation n’est cependant pas claire au sein de la Résistance car comme en témoigne Françoise Seligmann : « Je ne peux m’empêcher de ressentir un certain malaise devant cette image insolite des FFI et des policiers transformés en frères d’armes. Je regarde ces policiers dont l’enthousiasme et la bonne volonté sont éclatants, et je me demande : « Lesquels, parmi ceux-ci, ont participé, en juillet 1942, à la rafle des 13 000 Juifs arrêtés à Paris et conduits au Vél’ d’hiv’ pour être déportés à Auschwitz ? » Mais ai-je besoin de poser la question ? Je sais bien que tous les policiers parisiens avaient été mobilisés ce jour-là, étant donné l’importance de l’opération, et je sais aussi à quelle sale besogne ils se sont livrés pour avoir entendu le récit de quelques rares rescapés qui avaient pu se cacher au moment de la perquisition de leur domicile. » (p. 244)

Le 20 août, les combats se poursuivent. La Résistance reprend Paris rue après rue. Marcel Flouret, nouveau préfet de la Seine, s’installe avec le CNR à l’Hôtel-de-Ville. Koenig arrive enfin en France et peut coordonner sur place les groupes FFI. Enfin, il se prépare à accueillir de Gaulle.

Le 21 août, René Cabirol écrit : « Mon frère [Robert] a été fusillé le 21 août. Il a été arrêté par les soldats allemands, il distribuait des journaux pour dire à la population ce qui se passait exactement.

On l’a mis à la gare du Nord, avec d’autres prisonniers. Ils s’en sont servis pour décharger des trains puis ils leur ont dit : « Vous êtes libres, vous pouvez partir.» Et c’est en remontant dans la rue de Maubeuge que là, ils avaient mis une mitrailleuse sur le toit et ils ont ouvert le feu. Ils ont continué à tirer sur tous ceux qui voulaient se sauver, ils ont tous été tués. »

Par voie de presse le colonel Rol-Tanguy lance un appel aux barricades (650) et contre son avis les autres mouvements décident d’une trêve. Dans ce contexte, le général Koenig est nommé gouverneur militaire de Paris.

Le 22 août, quelque chose a changé. La plupart des Parisiens a brusquement peur comme en témoigne Léon Werth (p. 722) : « il a peur de la « lie du peuple », des communistes et des étrangers. Il est inquiet. » mais c’est bien le peuple qui a pris une part déterminante à la libération de la capitale. La situation échappe à de Gaulle et à ses partisans. Il hâte son arrivée à Paris.

Yvon Morandat prend possession de l’Hôtel de Matignon au nom du Gouvernement provisoire. Dans le même temps, le général von Choltitz reçut des ordres sans nuances : « Paris est à transformer en un monceau de ruines. Le général doit défendre la ville jusqu’au dernier homme et périra s’il le faut sous les décombres. »

La 2e DB ne peut intervenir car elle se trouve encore à 200 km de Paris. La colonne force la marche car le général von Choltitz doit détruire les ponts et les monuments. Plusieurs sites devaient être minés (les ponts de St-Cloud, de Neuilly, Alexandre III, les Invalides, la Préfecture, le Cercle militaire de St-Augustin, le fort de Charenton, le château de Vincennes, etc. ». L’intervention du consul général de Suède Raoul Nordling, intermédiaire clé, allait être décisive tout comme le fait que les Alliés dont Leclerc menacèrent solennellement de traduire le général allemand devant un tribunal de guerre s’il exécutait ses ordres. La 2e DB avait cette crainte légitime de devoir traverser les ponts des Hauts-de-Seine sans savoir si le général von Choltitz avait donné ou non l’ordre d’activer les mines. Ayant à disposition une faible garnison, le gouverneur du Gross Paris reste peu clair sur ce qu’il va entreprendre. Jusqu’à la fin on se défie de lui car il peut se montrer implacable. Mais en chef militaire, il jugea la situation critique, irréversible et préféra protéger les intérêts de ses hommes.

Ecusson de la 2e division blindée.

Ecusson de la 2e division blindée.

Le 23 août, le matin, le Grand Palais est en feu tandis que le Petit Palais est transformé en hôpital.

Le soir, au château de Rambouillet, le général Leclerc retrouve le général de Gaulle pour établir le plan général. Il faut agir vite car dans le même temps des éléments américains ont été aperçus aux abords de la capitale. Tel un fer de lance, la 2e DB fond sur Paris en empruntant deux axes : la N10 et la N20.

Le 24 août, les FFI tiennent la rive gauche. Pour soutenir la Résistance, un message est largué au nom de Leclerc près de la préfecture de Police « Tenez bon, nous arrivons ! ». Au soir, la Libération est proche et Jean Guéhenno écrit « La Liberté, la France recommence. » Les éléments avancés de la 2e DB arrivent à l’Hôtel de Ville à 21h22 et à 22h15 les cloches des églises parisiennes se font entendre.

Le 25 août 1944, l’ouest parisien est libéré. Les Américains (12th Infantry Regiment et le 10e groupe de cavalerie) entrent dans Paris et à midi le 102e se positionne sur le parvis de Notre-Dame. Le général Leclerc reçoit la reddition du général von Choltitz, gouverneur militaire allemand de Paris. Comme il existe toujours des poches de résistance, les deux généraux se rendent ensemble à la gare Montparnasse où la capitulation des troupes allemandes est actée en présence de Rol-Tanguy. Sous les ordres de ce dernier, les forces résistantes ont pu reprendre la capitale rue après rue. Le soir, de Gaulle reprend le contrôle général de la capitale et prononce cette célèbre harangue à l’Hôtel de Ville : « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris Martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France toute entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle ! ».

Le général de Gaulle refuse alors de déclarer la République considérant ainsi qu’il est porteur du pouvoir légitime ininterrompu depuis son appel du 18 juin à Londres.

Le 26 août, Koenig et Leclerc sont côte-à-côte, derrière De Gaulle, et descendent l’avenue des Champs-Élysées en libérateurs. Des tirs retentissent près de Notre-Dame tandis qu’à l’intérieur de la cathédrale retentit le chant du Magnificat. La 2e DB reste sur Paris pour sécuriser les Champs-Élysées et le cœur de la capitale. Plus de deux millions de Français sont en liesse sur la plus belle avenue du monde.

Le général de Gaulle et ses proches descendent l’avenue des Champs-Élysées.

Le général de Gaulle et ses proches descendent l’avenue des Champs-Élysées.

Nommé par intérim gouverneur militaire de Paris, Leclerc a rempli sa mission. Afin de poursuivre avec De Lattre la libération totale du territoire, le général de Gaulle lui demande de quitter Paris. C’est ainsi que le général Koenig, nommé gouverneur militaire de Paris dès le 21 juin, prend pleinement possession de ses fonctions qu’il occupe jusqu’en juillet 1945.

 

Le 27 août, le général Eisenhower entre officiellement à Paris et se trouve acclamé par la foule. Voyant la situation sanitaire, il promet de détourner la logistique alliée pour ravitailler la capitale. Les combats sont maintenant localisés en banlieue et notamment autour du Bourget. La 2e DB poursuit le combat et quitte Paris le 8 septembre.

Le 28 août, le général de Gaulle reçoit les chefs FFI et les membres du CNR pour annoncer que les FFI vont être incorporés dans l’armée régulière. La normalisation poursuit son œuvre et de Gaulle trouve ainsi le moyen de contrecarrer l’influence du colonel Rol-Tanguy.

 

Le 29 août, la 28e DI américaine défile sur les Champs-Élysées et Paris redevient la capitale française.

Le défilé de la 28e division américaine à Paris.

Le défilé de la 28e division américaine à Paris.

Conclusion :

La Libération de Paris fut avant tout une bataille politique. Il fallait redonner une stabilité aux institutions afin d’organiser la reconstruction. Le grand artisan de la Libération de Paris demeure de Gaulle qui a tout fait depuis son exil à Londres pour éviter que Paris ne soit détruite ou ne tombe dans le chaos. L’enjeu était de trouver un juste équilibre des forces politiques car tout excès aurait eu des conséquences désastreuses sur le long terme. Dans le même temps, le général Eisenhower a joué un grand rôle tout comme l’attitude du général von Choltitz. Tout cela contribua à une prise rapide de la ville avec de faibles pertes humaines et matérielles. La France ne fut pas soumise à l’AMGOT allié et le futur gouvernement, tout en les associant, ne tomba pas aux seules mains des communistes très influents dans la capitale.

Paris fut une étape et le combat continue jusqu’à la libération totale du territoire. Mais la Libération de Paris reste le signal fort et marque la fin de la suprématie du IIIe Reich. Lyon est libérée le 3 septembre par les troupes de De Lattre de Tassigny. Ce n’est que le 23 octobre 1944, deux mois après le discours du général de Gaulle à l’Hôtel de Ville de Paris (25 août) que le président américain Franklin Delano Roosevelt admet la légitimité du GPRF.

Nous sommes en présence de deux gouverneurs successifs qui ont des rôles bien différents.

Le premier, Leclerc, nommé par intérim, a pour mission de libérer la capitale. Il n’aura jamais eu l’occasion d’occuper le bureau du gouverneur aux Invalides. Le second, le général Koenig, est chargé de la lourde mission d’organiser le retour à la normale dans la capitale. Il faut organiser le ravitaillement de la population, le retour à la normale des services publics, tout en établissant le maintien de l’ordre. Il doit également préparer le retour des personnes qui ont fui la capitale depuis trois ans avec les problèmes de logement que cela provoque, éviter les règlements de compte. Un an après, en juillet 1945, le général Koenig est nommé commandant en chef de la zone d’occupation française en Allemagne. Une nouvelle zone à reconstruire et à administrer l’attend.

Philippe Leclerc de Hauteclocque, ancien gouverneur de Paris (par intérim), Compagnon de la Libération, grand-croix de la Légion d’honneur, général d’armée (14 juillet 1946), est élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume (23 août 1952).

Pierre Koenig, ancien gouverneur de Paris, Compagnon de la Libération, grand-croix de la Légion d’honneur, ministre de la Défense nationale (1954), président du Comité France-Israël (1960), est décédé à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine le 2 septembre 1970. Son rôle déterminant explique largement pourquoi, le 6 juin 1984, François Mitterrand, Président de la République, élève Pierre Koenig, à la dignité de maréchal de France à titre posthume.

 

La Libération de Paris et la Mémoire

La Libération de Paris et la nation :

En mémoire des combats de la Libération des initiatives citoyennes font vivre la Mémoire. Toute la périphérie de la ville de Paris est concernée suivant l’axe SO/NE. La zone de défense commandée par le gouverneur militaire de Paris Loïc Mizon est donc toute entièrement concernée.

C’est ainsi que le 12 mars 2022 à Viroflay, une borne du serment de Koufra est inaugurée en présence d’une foule venue en masse. C’est alors que l’artiste et graphiste urbain « Seb James » a dévoilé son œuvre : une grande fresque murale rendant hommage à la 2e DB.

J’ai eu la chance de rencontrer l’artiste et de suivre l’évolution de cette fresque monumentale.

 

Koenig et la Libération de Paris – Partie 2

Ci-dessus la carte des mouvements lors de la Libération de Paris.

Vous pouvez découvrir les circonstances historiques en visionnant cette courte vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=wQAc4jI9opU

L’artiste Seb James terminant sa fresque murale, mars 2022.

L’artiste Seb James terminant sa fresque murale, mars 2022.

12 mars 2022, cérémonie avec inauguration de la borne du serment de Koufra et de la fresque.

12 mars 2022, cérémonie avec inauguration de la borne du serment de Koufra et de la fresque.

La Libération de Paris et les armées :

C’est également au sein des armées que la Mémoire est entretenue. Les noms des promotions des écoles militaires sont révélateurs. Il est de tradition de « baptiser » une promotion, c’est-à-dire lui donner le nom d’un parrain. Ce processus d’identification a commencé avec l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1830-1832. Les autres écoles ont fait de même dès leur création. Une liste de trois noms est généralement choisie et proposée par les élèves et autorisée par la hiérarchie de l’école. Ce choix n’est pas anodin car la décision finale appartient au chef d’état-major des armées qui soumet la liste au ministre des armées pour validation. C’est pour cette raison qu’il est demandé de proposer trois noms de promotion. Il arrive également que le nom est directement imposé en raison d’un anniversaire important ou de circonstances nationales. Il doit rendre hommage à une campagne militaire, une bataille, un officier défunt ou une unité prestigieuse. Les noms de promotion obéissent ainsi à des enjeux mémoriels, militaires et politiques. Le principal enjeu est également de mettre en exemple des vertus militaires qui guideront la vocation des jeunes officiers voués à devenir les cadres de l’armée de demain.

Voici l’insigne de la 10e promotion de l’E.M.I.A (1970-1971) qui a pris pour nom « Pierre Koenig ».

Koenig et la Libération de Paris – Partie 2

Le 30 juillet 1971, elle fut tristement endeuillée par la perte de 23 élèves officiers, accompagnés de 2 officiers et 9 sous-officiers de l’encadrement des écoles de Coëtquidan et de 3 membres d’équipage, dans l’accident aérien d’un Noratlas. Les jeunes sous-lieutenants avaient reçu leurs épaulettes quelques jours auparavant. C’est sur leur temps de permission qu’ils étaient venus effectuer à l’école des troupes aéroportées de Pau l’ultime stage indispensable pour obtenir le brevet parachutiste. En leur mémoire une stèle fut inaugurée à Coëtquidan le 30 juin 1972.

Koenig et la Libération de Paris – Partie 2

Les élèves officiers de réserve (EOR-F1 puis OER) de l’EAABC (Saumur), de la promotion « Libération de Paris (1944-1994) », ont choisi cet insigne pour rendre hommage à tous ceux qui ont participé à la libération de la capitale, qu’ils viennent de Paris, de banlieue, de province ou des confins du Sahel. L’insigne présente une fleur de lys, symbole de l’Île-de-France, l’arc de Triomphe rappelle les grandes batailles de l’Empire et le défilé des troupes françaises et alliées sur les Champs-Élysées en 1944. Le rouge symbolise le sang versé et le ruban de la Légion d’honneur. Enfin, l’épée levée des élèves officier est chargée de l’insigne de la 2e DB.

Je fus honoré d’être le responsable tradition du bureau de cette promotion. Et à titre d’anecdote, est également issu de cette promotion le général de brigade Jean-François Morel qui a commandé le centre des opérations de la Gendarmerie nationale lors des Jeux olympiques (COMFORGEND IDF JOP 2024).

 

Quelques sources :

  • Frédéric de Berthier de Grandry, Gilles Boué (†), Vincent Giraudier, Histoire du défilé militaire du 14 Juillet à Paris, depuis 1880, 2024, 320 pages.
  • Adrien Dansette, Histoire de libération de Paris, Fayard, 1946, 533 p.
  • Jean Guéhenno, Journal des années noires (1940-1944), Gallimard, folio, 1973, 438 p.
  • Dominique Lormier, Koenig : l’homme de Bir Hakeim, Paris, Editions du Toucan, 2012, 358 p.
  • Jean-François Muracciole, La Libération de Paris : 19-26 août 1944, Tallandier, 2013, 208 pages.
  • Jean-Christophe Notin, Leclerc, Perrin, 2005, 620 pages.
  • Françoise Seligmann, Liberté, quand tu nous tiens, Fayard, 2000, 394 p.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents