En ce mois de novembre, nous commérerons l’Armistice avec l’Allemagne, mais n’oublions pas que l’Empire Ottoman et l’Empire Austro-Hongrois avaient déjà capitulé à cette date : l’Empire Ottoman le 30 octobre, l’Autriche Hongrie le 3 novembre.
L’effondrement militaire de ces deux empires était dû aux succès militaires de l’Armée d’Orient et de ses allies Serbes, Anglais, Italiens, Roumains et Grecs.
Pourquoi une nécropole nationale à Corfou ?
En janvier1916, l’Armée Serbe, défaite, embarque des cotes Albanaises et une partie trouve refuge à proximité dans l’ile grecque de Corfou, dont les troupes françaises viennent de prendre le contrôle.
En urgence, les premières troupes débarquées, en particulier le 6e Groupement de Chasseurs, bâtissent des baraques et s’occupent de soigner et de nourrir les rescapés Serbes. Regroupés et rééquipés par les Français, 125 000 serbes repartiront vers Salonique pour participer aux offensives victorieuses de 1918.
Corfou sert désormais de base arrière à l’Armée d’Orient. Ainsi, le palais l’Achilleion, ancienne propriété de l’Impératrice Elizabeth d’Autriche – la fameuse Sissi – acheté par le Kaiser Guillaume II, est devenu un hôpital militaire pour Français et Serbes. Les blessés et les malades meurent par dizaines chaque jour, des suites de blessures ou de dysenterie, qui à l’époque fait des ravages parmi les soldats. C’est dans ce cimetière qu’ils reposent en paix.
Il y a là 209 tombes de soldats français. Et autant l’ancien palais est facile d’accès – il est visité par des milliers de touristes chaque année – autant le chemin d’accès au cimetière est très discret !
Philippe Méré
Réserviste citoyen Terre Ile de France – LCL ad honores.